🤖​ Chers internautes et les amis Cyber-défenseurs,

Janvier 2026. Le front est ouvert. Et cette fois, il ne gronde pas au loin : il s’affiche directement sur vos écrans, dans vos outils de travail… et même dans vos commentaires LinkedIn.

Les rapports tombent comme des communiqués de guerre : +389 % de comptes compromis en un an. Des milliers d’entreprises impactées. Pas par des “petits hackers”, non — par une industrie entière, organisée, méthodique, qui avance comme une armée mécanisée. Pendant que certains continuent de croire aux promesses des slides PowerPoint, les RSSI, eux, savent : ce n’est pas une tendance. C’est une offensive.

Avant, on repérait l’ennemi dans un email mal rédigé, un lien douteux, une pièce jointe grotesque. Aujourd’hui, il a changé d’uniforme.

Il parle comme LinkedIn. Il écrit comme LinkedIn. Il se glisse sous vos publications et lâche une phrase simple, glaciale : “Votre compte est restreint.”

Un clic. Une seconde d’hésitation. Et c’est terminé : vos identifiants viennent de changer de camp.

Pendant ce temps, eSentire confirme ce que tout SOC sérieux voit déjà sur le terrain : les attaques ne “forcent” plus les portes, elles utilisent les clés.

Le Phishing-as-a-Service, ce n’est plus un kit d’amateur. C’est une chaîne de production. Des campagnes capables de contourner l’authentification multifacteur, d’attraper vos sessions actives et d’ouvrir un accès direct à ce que les adversaires veulent vraiment : Microsoft 365, la finance, les RH, le commercial. Les zones vitales.

Et au milieu de ce chaos, un changement stratégique se produit : les dirigeants cyber arrêtent de consommer des prédictions comme des horoscopes. Ils veulent du réel. En 2026, la priorité devient la résilience : chaîne d’approvisionnement, efficacité opérationnelle, gouvernance… et une IA intégrée comme renfort, pas comme remplacement.

Cette newsletter n’est pas un résumé. C’est un briefing de théâtre d’opérations. Si vous êtes RSSI, DSI ou leader IT, vous êtes déjà mobilisé — que vous le vouliez ou non.

Restez informé, alerte, proactif : dans cette guerre-là, chaque ligne peut être la différence entre une organisation qui tient… et une entreprise qui tombe.

Les grandes lignes :

👉 LinkedIn piégé : une vague de faux commentaires restreint vos comptes 🚫

👉 +389 % d'attaques en 2025 : les identifiants sont devenus la nouvelle monnaie du cybercrime 📈

👉 Priorités 2026 : les RSSI ignorent les tendances et misent sur l'efficacité réelle 🔍

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🗞️​Vous savez quoi ?

  • LinkedIn est devenu un vecteur d’attaque. Les escrocs publient de faux commentaires de “restriction de compte” avec des liens d’hameçonnage. Leur objectif ? Voler vos identifiants LinkedIn.

  • En 2025, les compromissions de comptes ont bondi de 389 %. Les attaques sont propulsées par des kits Phishing-as-a-Service (PHaaS), capables de contourner les protections classiques comme l’AMF.

  • Les RSSI tournent le dos aux prédictionset concentrent leurs efforts sur la résilience de la chaîne d’approvisionnement, la gouvernance, et l’intégration intelligente de l’IA pour 2026.

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🤓​ Vous voulez en savoir plus ?

1️⃣ LinkedIn piégé : une vague de faux commentaires restreint vos comptes

Résumé : Une nouvelle campagne de phishing cible les utilisateurs de LinkedIn via des faux commentaires signalant une prétendue “restriction de compte”. Ces commentaires, publiés par des faux profils se faisant passer pour des bots officiels LinkedIn, redirigent les victimes vers de faux portails de connexion. Objectif : voler les identifiants. L’attaque est très active, et les profils frauduleux sont créés en masse, contournant les mesures de modération de la plateforme. Des IP malveillantes sont déjà identifiées et bloquées, mais la menace reste très dynamique.

Les détails :

  • Technique d’ingénierie sociale avancée : Les attaquants utilisent des techniques qui imitent la communication officielle de LinkedIn. Le message est posté en réponse à des commentaires publics, rendant l’interaction crédible et engageante. Le lien de phishing est souvent masqué par un raccourcisseur d’URL, parfois même issu du domaine de LinkedIn, renforçant ainsi la légitimité perçue.

  • Automatisation à grande échelle : Les profils malveillants tels que "Linked Very" semblent être créés par script ou botnet. Dès qu’un profil est supprimé, d’autres prennent rapidement le relais, ce qui montre une orchestration automatisée. Cela rend la détection complexe, et augmente le volume des attaques.

  • Contournement des filtres de sécurité : Malgré la désactivation de certains liens par LinkedIn, les cybercriminels adaptent leur approche en temps réel. Des IP comme 103.224.182.251 sont utilisées pour héberger les sites de phishing. Certains AV et solutions comme Malwarebytes Browser Guard bloquent les redirections, mais toutes les protections ne sont pas à jour.

  • Vol ciblé d’identifiants professionnels : L’objectif principal de cette campagne est d’obtenir des identifiants LinkedIn, souvent réutilisés dans d’autres services professionnels. Une fois les identifiants capturés, les attaquants peuvent lancer des campagnes BEC, du harponnage (spear phishing) ou même de l'espionnage économique.

  • Recommandations de protection : Il est crucial de ne jamais cliquer sur un lien LinkedIn depuis un commentaire suspect. Les gestionnaires de mots de passe peuvent faire office de filtre, car ils ne reconnaissent pas les faux sites. L’usage d’une protection web en temps réel est désormais indispensable.

Que faut-il en retenir ?

Ce type d’attaque démontre que les réseaux sociaux professionnels ne sont plus des zones de confiance. Les campagnes de phishing exploitent désormais l’engagement communautaire pour paraître authentiques. Il est essentiel pour les professionnels de la cybersécurité de renforcer les politiques de sensibilisation, même sur des plateformes dites “sûres”.

2️⃣ +389 % d'attaques en 2025 : les identifiants sont devenus la nouvelle monnaie du cybercrime

Résumé : En 2025, eSentire a constaté une explosion de 389 % des compromissions de comptes, qui ont représenté plus de la moitié des attaques traitées par ses équipes. Le vol d'identifiants est désormais la méthode privilégiée par les cybercriminels, surpassant les logiciels malveillants classiques. Portées par l’industrialisation du Phishing-as-a-Service (PhaaS), ces attaques ciblent surtout les comptes Microsoft 365. Les pirates utilisent des kits sophistiqués capables de contourner l’AMF, et initient parfois des actions de compromission en moins de 15 minutes.

Les détails :

  • Une stratégie d’accès initial par compromission d’identifiants : L’utilisation d’identifiants valides pour infiltrer les systèmes représente 55 % des incidents détectés en 2025, contre 37 % en 2024. L’accès initial n’est plus technique mais humain, via des campagnes d'hameçonnage hyper ciblées.

  • L’industrialisation du Phishing-as-a-Service : Des kits comme EvilProxy, FlowerStorm ou Tycoon2FA sont désormais accessibles sur des places de marché cybercriminelles. Ces solutions intègrent des outils pour contourner l’authentification multifacteur et sont en constante mise à jour, ce qui réduit considérablement les capacités de défense classiques.

  • Microsoft 365 comme cible principale : Les comptes M365 concentrent la majorité des attaques observées. Une fois les identifiants compromis, les attaquants exploitent la boîte mail pour se déplacer latéralement, espionner les communications internes et propager l’attaque.

  • Attaques éclair : 14 minutes suffisent : Selon TRU, un acteur malveillant peut configurer des règles de transfert, exfiltrer des emails ou lancer une attaque BEC en moins de 15 minutes après l’accès initial. Cette vitesse réduit le temps de réaction des SOCs.

  • Évolution sectorielle des menaces : Les secteurs les plus touchés par les BEC sont : immobilier, finance, commerce et construction. Le juridique, l’hôtellerie et la construction ont connu une baisse des incidents, tandis que les secteurs technologiques et manufacturiers enregistrent une hausse sensible.

Que faut-il en retenir ?

L’opération Resecurity prouve que le cyberdéfensif peut aussi être offensif. En attirant les attaquants dans un piège bien ficelé, l’entreprise a obtenu des renseignements critiques et infligé un revers stratégique aux cybercriminels. C’est un signal fort : les acteurs de la cybersécurité ne sont plus seulement des cibles, mais aussi des chasseurs.

3️⃣ Priorités 2026 : les RSSI ignorent les tendances et misent sur l'efficacité réelle

Résumé : Les RSSI ne se laissent plus distraire par les prédictions marketing : en 2026, leurs priorités sont claires. Résilience de la chaîne d’approvisionnement, conformité réglementaire (DORA, NIS2), gouvernance efficace et intégration stratégique de l’intelligence artificielle. La pression budgétaire oblige à optimiser les ressources sans sacrifier la sécurité. Plusieurs experts soulignent que l’IA est un levier d’efficacité, pas une menace pour les emplois. Dans un contexte post-crise cloud (AWS, Azure, Cloudflare), la gestion active des risques tiers devient une obligation et non une option.

Les détails :

  • Résilience de la chaîne d’approvisionnement au centre du jeu : Les récentes pannes majeures chez AWS, Azure et Cloudflare ont révélé la dépendance excessive de certaines entreprises. Les RSSI doivent aller au-delà des questionnaires de conformité et auditer les points critiques de leurs fournisseurs pour assurer la continuité en cas d’incident.

  • Cadre réglementaire : DORA & NIS2 : L’Union européenne impose des obligations renforcées en matière de cybersécurité des tiers. DORA s’adresse spécifiquement aux institutions financières, tandis que NIS2 élargit le périmètre de contrôle à d'autres secteurs critiques. Les RSSI devront démontrer leur conformité tout en assurant la résilience opérationnelle.

  • L’IA comme levier d’efficacité, pas de remplacement : Contrairement aux discours anxiogènes, les responsables interrogés affirment que l’IA vise à augmenter l’efficacité des équipes, en réduisant les tâches répétitives. L’automatisation intelligente permet de recentrer les analystes sur les actions à haute valeur ajoutée, sans nuire à l'emploi.

  • La pression budgétaire comme catalyseur de rationalisation : La hausse des cybermenaces s’accompagne de contraintes financières. Les décisions technologiques doivent désormais s’aligner sur les résultats mesurables. Cela pousse les DSI à exiger des indicateurs de performance clairs des solutions de sécurité.

  • Culture cyber et structuration des équipes : En parallèle des choix technologiques, les experts insistent sur l’importance de la culture organisationnelle. Une gouvernance claire, des responsabilités bien définies et une formation continue sont perçues comme les clés d’une cybersécurité durable.

Que faut-il en retenir ?

2026 marque une bascule : les RSSI ne suivent plus les modes, ils imposent leur tempo. Entre réglementation, IA raisonnée et contrôle actif de la chaîne d'approvisionnement, les responsables cybersécurité structurent enfin leurs stratégies autour de la résilience mesurable, pas du buzzword.

⚙️ Opération sécurité numérique

Cybersécurité : la résilience, arme secrète des entreprises françaises en 2026

Pendant que les cyberattaques explosent, les entreprises françaises changent de cap. Fini le tout-prévention : place à la cyber-résilience, cette capacité à absorber le choc, à continuer d’opérer même sous attaque. Les chiffres sont clairs : en 2024, 65 % des entreprises ont subi au moins un incident, et les rançongiciels ciblent désormais autant les PME que les collectivités.

La stratégie classique, centrée sur le périmètre, montre ses limites face à des menaces latérales qui progressent silencieusement dans les réseaux. La résilience devient alors un avantage concurrentiel, capable de réduire l’impact économique, protéger la réputation et préserver la confiance.

Ce changement culturel transforme la cybersécurité en enjeu de gouvernance : segmentation, visibilité, plans de continuité testés, coordination DG–DSI.

En 2026, les marchés regardent la capacité à résister, pas l’illusion du risque zéro. Une chose est sûre : les entreprises résilientes seront les grandes gagnantes de demain.

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