🤖​ Chers internautes et les amis Cyber-défenseurs,

RAPPORT DE SITUATION — Janvier 2026.

Le calme est terminé. Il n’y a pas encore si longtemps, des dizaines d'entreprises se sont fait pulvériser sans qu’aucune alarme ne retentisse. Pas de missile. Pas d’explosion. Juste un fichier audio, une visio truquée, un assistant IA manipulé à distance. L’ennemi est déjà à l’intérieur.

Depuis les premiers incidents de 2025 — Salt Typhoon, React2Shell, effondrement de la CISA — les lignes de défense numérique se sont effondrées une à une. En 2026, les attaques n’ont plus besoin de coder : elles pensent.

Et vous ? Vous signez un virement à 14h. Vous parlez à votre DG par visio à 15h. Vous ouvrez un lien anodin à 15h30. À 16h, votre SI est verrouillé, vos clients paniquent, votre image s’effondre.

54 % des dirigeants l’ont compris : ce n’est plus une question de pare-feu, c’est une question de survie stratégique. Ils réarment leurs entreprises, externalisent des fonctions critiques, sécurisent les identités, et forment leurs collaborateurs comme une armée en campagne.

Le renseignement confirme que l’IA ennemie est capable de reproduire la voix de votre supérieur, de détourner vos assistants internes ou encore d’infiltrer vos systèmes en exploitant vos propres outils métiers.

C’est le moment de choisir : être spectateur de la chute… ou acteur de la résistance. Cette newsletter est votre manuel de combat. Elle vous livre les failles, les tactiques ennemies, et les réponses concrètes pour rétablir votre supériorité défensive.

Les grandes lignes :

👉 Les PDG prennent enfin la cybersécurité au sérieux... et ils ont raison ! 🛡️

👉 Salt Typhoon, React2Shell, deepfakes… 2025 n’a épargné personne 🚨

👉 Phishing boosté à l’IA, Shadow AI, identités détournées : 2026 s’annonce toxique 🤖

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🗞️​Vous savez quoi ?

  • La cybersécurité n’est plus une affaire d’IT. De ce fait, 54 % des dirigeants placent la cybersécurité au-dessus des autres risques. Externalisation, continuité d’activité et pénurie de talents redéfinissent l’équilibre sécurité/business.

  • L’année 2025 a été un véritable stress test global. Les attaques APT, vulnérabilités critiques comme React2Shell, et restructurations de la CISA ont mis à nu les failles systémiques de la cybersécurité.

  • L’IA transforme chaque menace en machine de guerre. Phishing ultra-ciblé, deepfakes crédibles, détournement d’assistants... La surface d’attaque explose, et les entreprises doivent reprendre la main.

🤓​ Vous voulez en savoir plus ?

1️⃣ Les PDG prennent enfin la cybersécurité au sérieux... et ils ont raison !

Résumé : Une étude mondiale menée par Rimini Street révèle un tournant stratégique : la cybersécurité est désormais une priorité au niveau des directions générales, bien au-delà du simple département IT. Face à une pénurie de talents, à des risques systémiques croissants et à la pression réglementaire, les dirigeants réorientent leurs décisions technologiques, RH et budgétaires en intégrant la sécurité comme pilier central. L’externalisation, les plans de continuité et la gestion proactive des vulnérabilités deviennent les nouveaux standards pour les entreprises exposées à des menaces persistantes et sophistiquées.

Les détails :

  • Cybersécurité, une priorité de conseil d’administration : L’étude souligne que 54 % des dirigeants classent les cybermenaces au-dessus des risques macroéconomiques, des problèmes de chaîne d’approvisionnement ou de régulation. Ce n’est plus un dossier annexe, mais une priorité business. Tous les secteurs — finance, énergie, télécoms — confirment cette tendance, intégrant la cybersécurité dans leurs plans stratégiques à long terme.

  • Externalisation : un levier de résilience : 43 % des entreprises externalisent déjà leur cybersécurité, et 46 % s’y préparent. Ce mouvement traduit à la fois la difficulté à recruter des experts qualifiés et le besoin d’assurer une continuité de services face à des attaques croissantes. Dans les secteurs critiques, l’externalisation devient un pilier de l’architecture de défense.

  • Pénurie de talents : une faiblesse structurelle : Les dirigeants déplorent un manque criant de professionnels qualifiés. Cette lacune rend plus difficile la détection des failles techniques, l’analyse proactive des incidents et la mise en œuvre de projets de transformation. Résultat : les équipes sont sous pression, et les budgets sont absorbés par la gestion de crise plutôt que par l’innovation.

  • La sécurité, critère n°1 des investissements IT : Lorsqu’il s’agit de choisir de nouvelles technologies, la robustesse en matière de sécurité devient un critère de sélection majeur. Le ROI d’un projet de cybersécurité se mesure désormais à la réduction de l’exposition au risque, à la résilience opérationnelle et à la préservation de la réputation face à des incidents potentiels.

  • Dépendance aux éditeurs : un talon d’Achille : 35 % des dirigeants identifient la pression des fournisseurs IT comme un risque opérationnel. Les mises à jour imposées, la rigidité des roadmaps et les coûts induits détournent des budgets critiques. Une tendance émerge : reprendre la main sur l’infrastructure ERP pour investir dans des initiatives stratégiques mieux alignées sur les besoins métiers.

Que faut-il en retenir ?

La cybersécurité a franchi un seuil symbolique : elle est désormais gouvernée au plus haut niveau. Cette évolution reflète une maturité nouvelle dans la gestion du risque cyber, qui n’est plus cantonné à l’IT mais s’étend à la stratégie, aux RH, à la conformité et à l’innovation. Un impératif pour rester compétitif en 2026.

2️⃣ Salt Typhoon, React2Shell, deepfakes… 2025 n’a épargné personne

Résumé : L’année 2025 a été marquée par une série de cybermenaces majeures, révélant la sophistication croissante des groupes APT, les failles critiques dans des frameworks omniprésents comme React, et une fragilisation des institutions clés comme la CISA. Le malware auto-réplicatif Shai-Hulud, les attaques contre l’écosystème Salesforce, et les manœuvres d'espionnage de Salt Typhoon montrent un tournant stratégique des cybercriminels, désormais capables d'exploiter aussi bien le code open source que les chaînes d’approvisionnement logicielles. Ces événements dessinent une nouvelle ère de menaces systémiques, où même les structures de défense les plus solides ont été ébranlées.

Les détails :

  • Salt Typhoon : l’APT chinois persiste et signe : Salt Typhoon, affilié à l'État chinois, a intensifié ses campagnes d’espionnage en ciblant des infrastructures critiques comme la Garde nationale américaine et des géants des télécoms. Ses techniques incluent l’exploitation de routeurs, VPN et appliances réseau peu protégées, ce qui met en évidence le besoin urgent de visibilité interdomaines et de détection proactive dans les environnements IT/OT hybrides.

  • CISA affaiblie : une faille dans la défense nationale : Les coupes budgétaires imposées à la CISA par l’administration Trump ont mené à la dissolution du CSRB et à la réduction de services critiques aux collectivités locales. En pleine montée des menaces, affaiblir l’un des piliers de la cybersécurité américaine crée un vide dangereux, notamment pour les petites administrations sans moyens internes de protection.

  • React2Shell : la vulnérabilité cauchemar de l’année : Affectant React Server Components, la faille CVE-2025-55182 a obtenu un score CVSS de 10, provoquant une vague d’exploitation en quelques heures. Son omniprésence dans les applications web et frameworks comme Next.js a révélé l’ampleur inédite de la surface d’attaque sur le cloud. Elle illustre le risque latent lié aux composants open source populaires.

  • Shai-Hulud : l’attaque virale des chaînes open source : Ce malware auto-réplicatif a contaminé des milliers de paquets logiciels libres, exploitant les mécanismes d’automatisation CI/CD. Sa capacité à se propager de manière autonome en contaminant les bibliothèques utilisées par les développeurs d’entreprise a exposé la fragilité des supply chains logicielles, et provoqué des contre-mesures d’urgence sur des plateformes comme GitHub.

  • Salesforce : attaque en cascade via l'intégration OAuth : La compromission d’un compte GitHub a permis de voler des jetons OAuth utilisés pour accéder à des centaines d’instances Salesforce. Des entreprises de premier plan ont été touchées, démontrant que les intégrations SaaS sont désormais des cibles critiques. Cette attaque marque un tournant dans l’exploitation des API d’entreprise comme vecteurs principaux d’intrusion.

Que faut-il en retenir ?

2025 a confirmé que les chaînes d'approvisionnement, les composants open source et les intégrations SaaS sont les nouveaux champs de bataille de la cybersécurité. Face à des adversaires capables d’exploiter la moindre faille logicielle ou organisationnelle, la réponse doit être systémique, rapide, et intégrée aux processus métiers. Plus que jamais, la cybersécurité est une affaire de stratégie globale.

3️⃣ Phishing boosté à l’IA, Shadow AI, identités détournées : 2026 s’annonce toxique

Résumé : En 2026, l’IA ne réinvente pas les cyberattaques, elle les industrialise. Phishing ultra-ciblé, deepfakes crédibles, détournement d’assistants et Shadow AI propulsent les cybermenaces à une échelle inédite. L’identité devient la première surface d’attaque, les vulnérabilités sont détectées et exploitées à une vitesse fulgurante, et les entreprises doivent désormais sécuriser chaque assistant, chaque interaction, chaque jeton d’accès. Ce nouvel écosystème hybride, dopé à l’IA générative, impose une remise à plat des pratiques de cybersécurité, combinant cloisonnement, validation multi-canal et gouvernance renforcée des usages métiers.

Les détails :

  • Le phishing sur-mesure atteint une nouvelle dimension : Grâce à l’IA, les attaques par phishing deviennent ultra-ciblées, contextualisées selon les secteurs, les postes ou les comportements. Les attaquants produisent des centaines de variantes automatisées, testent les réponses, et adaptent les scénarios. Le simple clic devient un levier d’entrée redoutable. Seules des méthodes robustes — comme l’authentification hors canal et les alertes comportementales — permettent de limiter les dégâts.

  • Deepfakes : la confiance visuelle n’est plus un gage de sécurité : Les voix et visages modélisés par IA sont désormais assez crédibles pour berner les processus internes. Les validations par visioconférence, messagerie vocale ou appel deviennent des cibles d'ingénierie sociale. L’erreur ne vient plus du contenu, mais du contexte. Les entreprises doivent passer d’une logique de “reconnaissance” à une vérification formelle fondée sur des indices multiples et infalsifiables.

  • Shadow AI : le nouveau danger invisible : À l’image du Shadow IT, les outils IA non validés se généralisent en entreprise : assistants utilisés avec des comptes personnels, partages informels de documents, prompts non maîtrisés… Cela engendre des fuites de données massives involontaires, hors de tout contrôle. Une gouvernance claire, des outils validés, et une politique d’usage précise deviennent indispensables pour protéger les contenus métiers.

  • L’identité numérique, centre de gravité des attaques : Jetons, identifiants, clés API, comptes de service… les cybercriminels ciblent tout ce qui permet d’agir “au nom de”. L’IA facilite le repérage des accès mal protégés, la création de fausses identités crédibles, et l’orchestration de mouvements latéraux. Pour contrer ces attaques, les entreprises doivent adopter des politiques de gestion des accès strictes, un cloisonnement granulaire et une traçabilité renforcée.

  • Prompt injection et assistants compromis : l’ennemi est déjà dedans : Les IA connectées aux outils internes deviennent elles-mêmes des vecteurs d’attaque via l’injection de prompts malveillants. Une simple phrase cachée dans un mail peut déclencher des actions non souhaitées. Cette menace impose une architecture où chaque assistant est cloisonné, surveillé, et bridé dans ses interactions, avec des logs exploitables et des seuils de validation humaine.

Que faut-il en retenir ?

2026 marque une transformation structurelle de la menace cyber : les attaques sont plus rapides, mieux ciblées, et s’infiltrent par les usages quotidiens. La cybersécurité ne peut plus être défensive ou réactive : elle doit devenir prédictive, contextuelle et intégrée à chaque brique du SI. L’IA offensive impose une riposte à hauteur d’enjeux.

⚙️ Opération sécurité numérique

Deepfakes en entreprise : comment anticiper le choc avant qu’il ne frappe

Les deepfakes, générés par intelligence artificielle, brouillent les frontières entre réalité et manipulation. Pour les entreprises, notamment les PME, le risque va bien au-delà d’une simple supercherie : fraude financière, usurpation d'identité ou atteinte à la réputation peuvent surgir en quelques clics. 

Pour se prémunir, il est essentiel de renforcer l’authentification, notamment via la double validation ou des outils biométriques. La formation des collaborateurs joue aussi un rôle clé, en développant des réflexes face aux contenus suspects. Les communications internes et externes doivent être chiffrées et centralisées, limitant les canaux exploitables. 

En cas d’attaque, la réactivité est cruciale : identifier le faux, bloquer les accès, alerter les autorités, informer les équipes, puis analyser et corriger les failles. Une approche globale, mêlant vigilance humaine et outils technologiques, est la meilleure parade pour protéger l’entreprise des menaces invisibles, mais bien réelles, du deepfake.

Quelle menace cyber dopée à l’IA pensez‑vous être la plus critique pour 2026 ?

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